Kendo

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LES ENFANTS ET LE KENDO

Commission  kendo D.R.  Francis Hollier: 5ème dan kendo 1er dan judo.

J’essaie toujours de maintenir un esprit d’apprentissage en appliquant un enseignement harmonieux associant technique et mental. Cette approche éducative encourage le jeune à acquérir peu à peu la maitrise physique et mental ce qui conduit à éliminer progressivement le stress et les tensions. Je pense que cette méthode développe les facultés de concentration, d’écoute, de patience et de calme intérieur.

images (3)LES ENFANTS ET LE KENDO
Art martial le plus populaire au Japon . Dès l’âge de 4 à 5 ans, garçons et filles peuvent apprendre le Kendo.
Ses vertus pour parvenir à un juste équilibre entre le corps et l’esprit sont telles que cet art martial fait partie des programmes scolaires et universitaires des Japonais.
Suivons ces enfants, parmi beaucoup d’autres, dans un cours normal de Kendo.
Début du cours : c’est le défoulement dans lequel les jeux se succèdent puis viennent les mouvements de gymnastique, étudiés pour développer harmonieusement toutes les parties du corps.
Déjà le salut, bien aligné, en position de méditation, le buste droit, les épaules décontractées, commence la concentration indispensable à la pratique des arts martiaux.
Shinaï en main, suivent les suburi, les uchi komi, en un mot l’étude des frappes fondamentales. Les frappes : men (tête), kote (poignet), do (poitrine), tsuki (gorge), combinées avec le déplacement du corps, exigent de coordonner les mouvements des bras et des jambes en travaillant son équilibre. C’est l’apprentissage de la parfaite maîtrise du corps et la découverte qu’efficacité est synonyme de beauté et de pureté du mouvement.

 
Puis viennent pour eux et pour les plus anciens le moment de s’équiper : le men qui protégera la tête, les koté – les poignets, le do – la poitrine et le tare – les hanches.
A travers la grille de leur men, ils voient les nouveaux les regarder et ils se rappellent avec quelle impatience ils attendaient eux aussi ce grand moment de revêtir l’armure, retrouvant ainsi pleinement l’art des samouraïs.
 
Les exercices fondamentaux sont repris mais réalisés cette fois sur un Kendoka en armure. Phase importante car elle apprend les notions de distance, de contrôle de soi, et fournit des réponses instantanées sur la qualité et la coordination des mouvements. A ces exercices, suivant les niveaux, s’ajoute progressivement l’enseignement des différentes techniques qui prépare le jeune enfant à une pratique réfléchie du combat. 
Le Kendo est un art martial, donc sport de combat et comme tel est vécu en fin de cours par le Kendoka en armure, c’est alors le geiko. 
Depuis quelques mois, ces enfants ont compris qu’il ne s’agit pas de combattre n’importe comment mais de canaliser leur agressivité, d’analyser à tout moment la situation pour créer et saisir les opportunités.
Réflexion, vitesse, technique sont donc intimement liées et sans relâche travaillées. 
Dernier instant du cours, après un ultime défoulement de l’ensemble des Kendoka, avec ou sans armure, c’est le salut, moment privilégié qui permet de faire le vide en soi, de se détendre complètement.
 
La pratique assidue du Kendo apporte à ces enfants trois éléments fondamentaux :
– plus de confiance en eux par une meilleure connaissance de leurs possibilités ;
– un développement physique harmonieux ou la souplesse se révèle supérieure à la force brutal ;
– une facilité toujours accrue de s’adapter aux situations nouvelles. 
De semaine en semaine, ces enfants voient se conforter leur équilibre physique et mental.